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Doctorat

Doctorat arts visuels, parcours design architecture

Le doctorat arts, mention arts visuels a pour objectifs de développer et finaliser les compétences pratiques alliées à des compétences théoriques dans un projet abouti au bout de trois années de recherche au sein d’une équipe composée de doctorants et d’enseignants. Il s’agit pour chaque doctorant d’élaborer sur trois ans une recherche approfondie, fondée sur une démarche de conception affirmée, dont l’analyse est mise en jeu par une réflexion théorique articulée à des champs disciplinaires différents (histoire de l’art, esthétique, philosophie…) et des méthodologies appropriées (notamment la poïétique).

L’inscription en doctorat s’accompagne de l’obligation de fournir un projet de recherche de 10 pages présentant la problématique d’un travail de recherche de doctorat (Thèse), véritable plan de travail pour les trois années de recherche spécifiques au doctorat, et proposé avec l’accord du directeur de recherche. Celui-ci, choisi parmi les professeurs ou maîtres de conférences habilités à diriger des recherches, suit régulièrement l’avancée du travail. Les doctorants rendent également compte de leur activité annuellement à l’École doctorale.

Contenu du projet de recherche : problématique, état et actualité de la question, enjeu de la recherche, corpus, méthodologie, plan de travail, bibliographie. Il peut s’agir d’un déploiement de la problématique du mémoire de master. De ce travail dépend l’autorisation de s’inscrire en thèse. L’étudiant doit avoir trouvé un enseignant habilité à diriger des recherches qui accepte le sujet, en relation avec son champ de compétences au sein de l’équipe de recherche.

Ce projet de 10 pages est accompagné d’un résumé en 15 lignes maximum (1200 signes).

Cet exercice (difficile) correspond à ce qui est demandé officiellement lors de l’inscription en thèse et du dépôt du sujet au Fichier central des thèses.

Les études doctorales

Chaque doctorant détermine en accord avec le professeur directeur de recherche, son plan de travail annuel. Il participe à l’un des séminaires doctoraux proposés par les professeurs, selon les lignes de recherche de la composante arts visuels de l’EA 3402. Il intervient dans ce séminaire selon la thématique générale et/ou annuelle fixée par l’enseignant. Il participe également à l’organisation des activités propres à l’équipe (colloques et journées d’études, publications, rencontres).

Il participe aussi aux rencontres du séminaire inter-arts de master.

Les séminaires doctoraux, en partie mutualisés avec les séminaires de master 2, sont l’expression de la ligne de recherche des arts visuels dans l'équipe d'accueil «Créations visuelles, espaces partagés. Faire oeuvre», divisée en quatre axes de réflexion :

  1. « Espaces publics, représentations et fictions » (responsable : Pierre Litzler)
  2. « Espaces et pratiques de la reproductibilité » (responsable : Jean-François Robic)
  3. « La représentation de la mort dans le champ de l’art contemporain » (responsable : Germain Rœsz)
  4. « Faire œuvre » (responsabilité partagée entre les 3 professeurs de la sous-équipe : Pierre Litzler, J-F. Robic & Germain Rœsz)

Les étudiants en Doctorat arts visuels, parcours design architecture, s'inscriront prioritairement dans la ligne de recherche 1


Programme de l’équipe arts visuels au sein de l’EA 3402 Approches contemporaines de la création et de la réflexion artistiques (résumé)

L’art contemporain met en jeu des interrelations ou partages aussi multiples que complexes entre les artistes et les publics, les oeuvres et les réceptions, les pratiques et les médiums. Les esthétiques, les technologies, les arts et les personnes se rencontrent ainsi dans un espace de création partagé, incertain et infiniment diversifié, au regard de notre familiarité avec les créations classiques et modernes.

La création artistique ouvre des espaces de contact entre imaginaire et réel, reproduction et singularité, représentation et présentation, et par là entre des disciplines que les impératifs de la spécialisation ont dû séparer.

L’équipe de la composante Arts visuels de l’EA 3402 se propose donc, sous cette thématique commune de «Créations visuelles, espaces partagés. Faire oeuvre » et suivant quatre thèmes de recherche (1), de susciter et de fédérer les travaux de plasticiens, designers, architectes, historiens et théoriciens de l’art.

Thématique n°1 : Espaces publics, représentations et fictions 

Sous la responsabilité de Pierre Litzler

La thématique « Espaces publics, représentations et fictions » poursuit la recherche déclarée et engagée lors du précédent contrat (« La commande publique – l’art dans l’espace public »). Elle touche aux arts dont la pratique se situe, dans leur phase de création ou de représentation, hors de leurs espaces réservés (atelier, galerie, cinéma, salle d’exposition, de concert, théâtre, musée, opéra, etc.)

Cette situation périphérique de la pratique des arts ne se résume pas à la recherche futile d’un espace à part ou marginal, mais est commandée par des contraintes poïétiques liées à l’« impureté » du médium (quand la création invente un espace où se rencontrent de multiples médiums), par la nécessité de rencontrer ou de faire se rencontrer d’autres publics, d’autres champs (politique, social, festif, rituel, etc.) – par la nécessité générale d’inventer d’autres formes d’inscription de l’art.

Ces interrelations entre différentes pratiques (arts visuels, arts du spectacle, musique, cinéma, design, architecture, etc.) inventent des écritures, des formes et des dispositifs qui donnent lieu à des représentations et des fictions singulières – nous en étudierons les nécessités, les formes et les sensibilités telles qu’elles ouvrent aujourd’hui, hors des lieux institués de l’art, de nouveaux espaces de partage de la création, des espaces et des publics. 

Thématique n°2 : Les espaces et pratiques de la reproductibilité 

Sous la responsabilité de Jean-François Robic

La ligne « Espaces et pratiques de la reproductibilité » accueille des travaux théoriques et pratiques touchant aux situations et aux médiums (2) , aux mixages et aux dispositifs technologiques où la reproductibilité est en question, où se joue une pratique ou un espace de la reproductibilité. On entendra en ce sens la « reproductibilité» comme un principe qui traverserait une diversité de notions telles que l’appropriation, l’archétype, la citation, la copie, le détournement, la diffusion, le double, la machine, le modèle, l’original, la (re)présentation, la (re)production, la série, etc. La reproductibilité permet ainsi de constituer un corpus pratique et théorique où il est question du geste reproducteur, et celui-ci envisagé en particulier dans une tradition de la copie, mais sans qu’il soit nécessairement engagé dans une production en nombre. Il y va de la problématique d’une création dans le champ de l’art déterminée par l’emprunt d’images et de moyens de production industriels et post-industriels du monde médiatique, d’une création où se jouent, sans la définition a priori d’aucun domaine propre ou réservé, des espaces de partages et de contacts, des processus d’empiètement et de métissage qui impliquent les pratiques reproductives dans des formes singulières de représentations et de sens.

Thématique n°3 : La mort dans l’art contemporain

La ligne « La représentation de la mort dans les champs de l’art contemporain » envisage la thématique de la mort sous tous les angles susceptibles d’une approche inter-relationnelle et interdisciplinaire, en impliquant non seulement les arts plastiques, mais également la philosophie, l’anthropologie, la sociologie, la psychologie, la psychanalyse, etc.

Cet axe dans le nouveau quadriennal reste afin de finaliser les projets de livres, les éditions. D’autre part, dans le nouveau quadriennal il envisage de montrer à la fabrique de l’œuvre ce qui constitue une dimension funéraire, inductive, iconographique, etc. Des processus même de fabrication de l’œuvre.

Ces points seront particulièrement définis dans le quatrième axe.

Thématique N° 4 : Faire œuvre

Dans le précédent quadriennal la situation de certains enseignants chercheurs s’est modifiée par l’obtention de l’HDR). C’est le cas de Geneviève Jolly qui a donc immédiatement rejoint les séminaires doctoraux de Germain Rœsz, Jean-François Robic et Pierre Litzler.

À partir de cet apport, et dans la tradition de l’EA 3402, des travaux d’interdisciplinarité sont envisagés. C’est dans le même temps un travail comparatif concernant le processus créatif (dans les différentes disciplines), et une estimation des modes opératifs, une prise en compte des objets (l’aspect des œuvres sans objet, l’aspect des œuvres participatives, l’aspect des œuvres collectives) et bien entendu toute les questions liées à l’interprétation.

Nous verrons ainsi des thématiques dans la thématique qui réévalueront certaines pratiques artistiques.

Autour de Germain Rœsz la question de la peinture aujourd’hui et des œuvres qu’elle produit sera abordée. Stéphane Mroczkowski (en HDR actuellement) reprendra cet axe plus spécifiquement (projet sur David Diao, journée d’étude et exposition) qui fédère à la fois la question de la peinture et celle de la reproductibilité-intermédialité.