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Collection Cahiers Recherche

Cahier Recherche N°01

La destinée des oeuvres — Du pavé au musée, du musée au toit. Jean-Louis FLECNIAKOSKA - ISBN 2-9521580-6-1 - Université de Strasbourg (Faculté des arts / EA3402 Accra), 2004. Disponible à la vente, 5€.

Au-delà des risques de dégradations, des contingences de sécurité et des aléas techniques ou climatiques, il peut arriver que la destinée des œuvres soit conditionnée par des enjeux d’ordre symbolique, politique ou diplomatique. L’ouverture du Musée d’art moderne et contemporain de Strasbourg a contribué à la réunion pour le moins inattendue de deux œuvres majeures : La Suite de Fibonacci, de Mario Merz et Hortus Conclusus, de Mimmo Paladino. La première était à l’origine un achat pour l’accompagnement de la ligne A du tramway. Elle a donc quitté le pavé pour rejoindre le musée. La seconde était à l’origine une acquisition destinée à entrer au Musée, or elle a quitté l’enceinte de cette institution pour en orner le toit. Les textes qui suivent essaient de rendre compte de ces déplacements et de leur incidence sur la conception, l’usage et l’appréciation de ce qu’est l’art public dans l’espace public.


Cahier Recherche N°02

Périples mâchés. Gilbert Descossy. Eric LANIOL - ISBN Université de Strasbourg (Faculté des arts /EA3402 Accra), 2004. Disponible à la vente, 5€.

Il s’agira ici, après avoir découvert le singulier travail du mâ(r)cheur Gilbert Descossy, d’arpenter avec lui quelques pérégrinations missionnaires, avant de s’interroger sur la pertinence de sa démarche de médiation à l’heure du tout relationnel


Cahier Recherche N°03

M.E.T.R.O (de l’art contemporain). Les oeuvres d’art du métro de Rouen. Jean-François ROBIC - ISBN 2-9521580-8-8 - Université de Strasbourg (Faculté des arts / EA3402 Accra), 2004. Disponible à la vente, 5€.

Le but de cette étude est d’analyser la présence d’œuvres d’art contemporain dans les stations du métro de Rouen, avec à l’esprit la situation du tram de Strasbourg. Sont abordées en premier lieu les circonstances de cette réalisation d’art public, notamment dans l’idée d’une connexion entre le politique maître d’œuvre en la matière et la visibilité de l’art contemporain sur ce genre de projet, exemple de la participation de l’art à la spectacularisation socio-politique des sociétés modernes. Les œuvres feront ensuite l’objet d’un commentaire le plus précis possible dans leur manifestation contextuelle, en vertu de la cohérence supposée du projet politico-artistique que constitue cette présence de l’art dans le métro. Est également abordé le cas précis de l’architecture de certaines stations traitées comme des œuvres architecturales et environnementales autonomes.


Cahier Recherche N°04

Le corps forain, suivi de Lola Montès ou l’anéantissement de la personnalité à trois pistes. Corinne PENCENAT - ISBN 2-9521580-9-6 - Université de Strasbourg (Faculté des arts / EA3402 Accra) 2004, 2009. Disponible à la vente, 5€.

A travers la définition du corps forain, ou de la figure mythique de Lola Montés filmée par Max Ophüls, ce recueil de textes offre une lecture transversale de la dramaturgie du mouvement spécifique au cirque, ici défini par la piste circulaire apparue à l’aube du XIXème siècle.


Cahier Recherche N°05

L’architecture comme art dans l’espace public. Zaha Hadid et le terminal multimodal du tram de Strasbourg. Contexte, concept et dispositif. Pierre LITZLER - ISBN 2-916058-00-1 - Université de Strasbourg( Faculté des arts / EA3402 Accra), 2005. Disponible à la vente, 5€.

L'architecture, un nouvel espace pour l'art ? Le statut du Terminal de Zaha Hadid est à priori paradoxal et inaccoutumé. Celui-ci prétend en effet relever de l'art public tout en revendiquant une définition pleinement architecturale et urbaine. Cette situation est également inédite dans le contexte de la commande publique car, de manière générale, l'intervention plastique tend généralement à pallier un déficit de sens dans le construit : elle se substitue habituellement à une absence ou une carence de l'architecture —les architectes semblant incapables de répondre en même temps aux contraintes liées à l'édification et aux exigences d'une posture artistique qui interroge la matérialité de l'œuvre à travers sa poïétique. Or, pour le terminal de Zaha Hadid, c'est la présence et la force d'une architectonique qui nous interpellent; et c'est à travers son "architecturalité" même, que l'identité artistique de l'œuvre se manifeste. Ainsi se déploie une dimensions qui transcende l'écheveau astreignant des contraintes urbaines et architecturales, donnant des réponses adéquates au programme imposé tout en ouvrant des perspectives inattendues vers d'autres horizons artistiques. Doit-on considérer cet exemple comme un épiphénomène sans lendemain, un isolât dans l'océan de l'art actuel, ou comme l'émergence et la préfiguration d'une attitude nouvelle? L'architecture ouvrirait-elle de nouveaux espaces pour l'art ? De tout temps l'art, l'architecture et la ville ont eu des destins croisés, voire confondus. L'art public actuel n'est qu'un avatar de cette histoire mêlée, enchevêtrée. Initialement "support" ou "espace" de l'art public, l'architecture ne parviendrait-elle pas à donner une présence, un sens, à travers son essence, et à produire un art particulier qui interroge et transforme le monde par la manière de construire un abri et de faire habiter les hommes ? L'évolution des arts et particulièrement de l'art public, ne doit-elle pas conduire l'architecture à s'engager vers de nouvelles attitudes créatives ?

Cahier Recherche N°06

Mettre en scène et scénographier Ibsen. Stéphane BRAUNSCHWEIG. Introduction de Geneviève JOLLY - ISBN 2-9160-58-01-X - Université de Strasbourg (Faculté des arts /EA3402 Accra), 2004. Disponible à la vente, 5€.

Le vendredi 11 mars 2005, les enseignants et étudiants du séminaire inter-arts de la faculté des arts de Strasbourg ont eu la grande occasion d’accueillir et d’écouter Stéphane Braunschweig, invité par le groupe de travail sur les arts du spectacle, pour une conférence suivie d’un échange avec le public. Pour  Stéphane Braunschweig, le théâtre est « l’endroit où l’on peut parler du monde à travers l’intimité », mais aussi « la façon dont l’intimité reçoit les déflagrations du monde extérieur », ce qui constitue déjà une piste pour la notion d’appropriation examinée dans le cadre du séminaire Inter-arts. Brand annonce, selon lui, l’œuvre entière d’Ibsen, et permet d’interroger aujourd’hui, la question de la radicalité ; ce qui est encore une autre façon de s’approprier cette œuvre du passé, en laissant « une place au spectateur afin qu’il puisse s’approprier ce qu’il voit », et faire « travailler sa relation à sa réalité ». Ce spectacle présenterait donc une forme d’appropriation scénique d’un texte a priori difficile à mettre en scène, et cela, à partir d’un traitement très particulier de l’espace et du temps.

 


Cahier Recherche N°07

La Couleur de l’horizon – à propos de trois oeuvres de Didier Guth. Jean-François ROBIC, Germain ROESZ - ISBN 2-916058-02-8, Université de Strasbourg (Faculté des arts / EA3402 Accra), 2005. Disponible à la vente, 5€.

L’occasion de cette recherche sur l’art dans l’espace public se fonde sur deux expériences récentes du plasticien Didier Guth. Le texte de Jean-François Robic évoque l’installation créée pour la grille du musée de Saint-Cloud en 2004. Celui de Germain Roesz concerne deux peintures sur bois réalisées dans le cadre du groupe Kunst an der Plakat. Ces deux œuvres furent exposées en Allemagne, l’une à Neureut, l’autre à Kehl (dans le cadre du festival du Landesgartenschau au Jardin des Deux Rives). Dans la multiplicité des formes artistiques dans l’espace public, ces travaux, dans leur singularité, pointent quelques questions inhérentes à ce mode d’exposition. Les deux textes fonctionnent  sur le mode de la description et de l’analyse, de la situation, du contexte, de la prise en compte du projet de l’artiste dans l’ensemble de son travail artistique. A la fin de l’ouvrage, un lexique de Didier Guth vient compléter l’argumentaire général par des précisions terminologiques et un renvoi aux dimensions sémantiques et poétiques que recèle ce travail. Ce lexique qui ne fait pas l’objet d’une étude est à considérer comme un guide (voire, un mode d’emploi) pour expliciter les figures et les procédures utilisées par l’artiste.


Cahier Recherche N°08

Pour un monument à Armand Robin et au brouillard. Jean-François ROBIC - ISBN 2-916058-03-6 - Université de Strasbourg (Faculté des arts / EA3402 Accra), 2006. Disponible à la vente, 5€.

Un texte fait de rebonds et de dérives, d’objets et d’images mélangés, sans autres liens que l’association d’idées. Un texte bricolé, collage de débris _mais les débris sont des joyaux_ je m’oppose ici comme dans mes travaux artistiques à considérer le débris comme un déchet : indice sublime du lien ordinaire entre le travail des hommes et la nature. Dans ces lignes la poésie, la sculpture, la peinture et le cinéma composent un paysage marin ou campagnard, selon la lumière ou le brouillard, la focale et le point de vue… Vérité des apparences qu’on dit toujours trompeuses. On aime s’égarer, finalement.

 


Cahier Recherche N°09

Le souffleur du cul ou Camille des vents_Sur une oeuvre invisible du parvis de Notre-Dame de Strasbourg et quelques autres réflexions intempestives. Patrice HETZEL - ISBN  2-916058-02-8 - Université de Strasbourg (Faculté des arts / EA3402 Accra), 2006. Disponible à la vente, 5€.

"Comme voudrait le supposer ce petit opuscule, l’œuvre la plus contemporaine, et en même temps la plus atemporelle, puisqu’elle est depuis un certain nombre de siècles déjà là, présente, sans que personne ne daigne la voir, ou même savoir s’y prendre pour la voir et ainsi la mettre à jour, serait une œuvre qui laisse perplexe : c’est peu dire, elle est invisible, et d’autant plus invisible qu’elle n’est que sensible, donc hors de portée de nos yeux crédules gorgés d’attentions pour la dernière prestation post-apocalyptique de l’art de notre temps. L’hypothèse pour audacieuse qu’elle soit, n’est pourtant pas neuve mais littéralement portée à l’insignifiance par les usagers d’une place où l’œuvre manque cruellement. A suivre cette hypothèse, aussi saugrenue soit-elle, la dépression constante autour de Notre-Dame n’aurait de commune mesure que les pavés luisants et l’oubli empressé des badauds autour de l’édifice qui ne voient pas ce qui les regarde avec autant d’impertinence. Certes, on ne voit bien qu’aussi loin qu’on peut comprendre, même pour ceux qui le désirent, encore faut-il être patient et oublier son appareil photographique qui sert d’appendice. Au-delà de la compréhension, c’est bien connu il est nécessaire d’avoir la foi, quelle qu’elle soit d’ailleurs, ou du moins d’en contracter une pour les besoins du moment, du lieu ou des circonstances. Encore ne faut-il pas s’imposer des œillères volontairement, ou pire, faire faux bond à ses intuitions. Or, deux choses intriguent l’homme de passage attroupé devant l’édifice pour peu qu’il ne soit pas revenu de tout : l’une est le vent qui souffle interminablement et dont il n’est pas censé savoir qu’il n’est que la monture du diable pétrifié dans le portail ; l’autre étant ce trou béant sur lequel s’ouvre la place de l’ancestral centre des urbanités et qui suggère la vacuité d’une œuvre absente sans que nul ne soit en mesure de dire laquelle. Assurément tout y est, rien ne manque, et si quelque chose manquait, depuis longtemps cela se saurait."

Cahier Recherche N°10

Mettre en scène les textes de Hanok Levin. Stéphane BRAUNSCHWEIG, Clément POIRÉE. Entretien conduit par Chantal Regairaz, et Geneviève Jolly - ISBN  2-916058-05-2 - Université de Strasbourg (Faculté des arts / EA3402 Accra), 2007. Disponible à la vente, 5€.

Retranscription d’un entretien conduit par Chantal Regairaz, chargée de l’information au T.N.S. avec deux metteurs en scène : Stéphane Braunschweig et Clément Poirée, dans la salle Gignoux du T.N.S., le mardi 28 mars 2006 dans le cadre d’un colloque sur Les nouvelles écritures dramatiques d’Israël. Cet entretien concerne la mise en scène de trois pièces de l’auteur et metteur en scène israélien Hanokh Levin (1943-1999) –dont une partie de l’œuvre théâtrale a récemment été traduite en français par Laurence Sendrowicz et Jacqueline Carnaud - mais il évoque plus précisément Kroum l’ectoplasme, et surtout L’Enfant rêve, et Meurtre, pièces montées en 2006, par l’un ou l’autre de ces metteurs en scène. Alors, pourquoi s’interroger sur la mise en scène, en France, de ces pièces ? Parce que cet auteur, à l’heure actuelle reconnu comme le grand dramaturge d’Israël, et ayant laissé derrière lui une œuvre foisonnante, ne fait que depuis peu l’objet d’un intérêt de la part des universitaires, comme des artistes de la scène, en Europe. Et cela, en raison sans doute de la traduction tardive, et encore partielle, de son théâtre –en France du moins- mais également parce qu’Hanokh Levin n’a d’abord pas souhaité que celui-ci soit joué ailleurs qu’en Israël, et qu’il le considérait comme un discours s’adressant prioritairement à ses concitoyens. Il est, par ailleurs, vrai que cette œuvre militante et déroutante est historiquement datée ou géographiquement localisée, quand elle renvoie à l’extermination de l’exil des juifs (voir L’enfant rêve), ou qu’elle dénonce un certain nombre de dysfonctionnements sociaux et politiques, liés aux conflits qui ont suivi la fondation de l’état d’Israël, depuis 1948 : arrivée d’immigrants de diverses parties du monde, guerres, cohabitation difficile avec les Palestiniens… (voir Kroum, L’ectoplasme, ou Meurtre) , qui ne sont pas nécessairement connus de tous, et, enfin, si l’on tient compte de la mort prématurée de l’auteur, dont l’activité théâtrale se situe entre 1960 et 1999.

Cahier Recherche N°11

Bruissements dans le jardin d’Eros et deThanatos – Le motif du vent dans l’arbre. Fortune d’un thème iconographique à travers la peinture et le cinéma. Jean-François ROBIC - ISBN 2-916058-07-9 - Université de Strasbourg (Faculté des arts / EA3402 Accra), 2008. Disponible à la vente, 5€.

L’enjeu théorique de ce texte est de décrypter une figure iconique singulière, dont la transparence au regard n’a d’égal que sa généralité culturelle et sa migration médiale. Le vent qui secoue le feuillage d’un arbre est une figure en effet si naturelle qu’elle passe inaperçue, et n’apparaît pas nécessairement signifiante. Néanmoins, sa valeur atmosphérique prend du sens selon les versions, dans un commerce avec les thématiques anthropologiques aussi attendues qu’Eros et Thanatos, car le motif est souvent associé avec la présence d’une personne. Ainsi dans Blow Up, de Michelangelo Antonioni, elle forme un motif naturaliste qui énonce presque clandestinement un certain nombre de questions soulevées par le film et permet la figure finale qui dissocie le son et l’image. Elle accompagne la découverte du cadavre et sa disparition. Nous l’explorons aussi dans les versions picturales : chez Giorgione et Duchamp; cinématographique : chez Tarkovski et Kurosawa; tour à tour Eros, tout à tour Thanatos. 


Cahier Recherche N°12

L’Os dur(e) – ou comment résister à la mort. Sylvie VILLAUME - ISBN 2-916058-08-7 - Université de Strasbourg (Faculté des arts / EA3402 Accra), 2008. Disponible à la vente, 5€.

Dans le cadre de l’axe de recherche concernant la mort dans l’art contemporain, l’Os dur(e) cible la performance plastique ; Défilez tas d’os… !  Dans cette tentative de décorticage poïétique, l’auteure entrevoit la mort dans les différentes strates de création de l’objet, tout en déjouant son influence et ses résurgences possibles. Parcours créatif dans une dialectique des contraires.


Cahier Recherche N°13

Mettre en scène et scénographier la marionnette – Autour de la collaboration entre Grégoire Cailles et Jean-Baptiste Manessier. Emmanuelle EBEL, Geneviève JOLLY - ISBN 2-916058-09-5 - Université de Strasbourg (Faculté des arts / EA3402 Accra), 2009. Disponible à la vente, 8€.

Cet ouvrage retrace vingt années de créations, recherches et pérégrinations, partagées par le scénographe Jean-Baptiste Manessier et le metteur en scène Grégoire Calliès autour du théâtre de marionnette. A l’occasion d’une exposition sur le travail du scénographe organisée par l’Institut International de la Marionnette de Charleville-Mézières et le Théâtre Jeune Public de Strasbourg, ils livrent leur parcours à deux chercheurs en arts du spectacle de l’Université de Strasbourg, lesquelles ont alors eu envie de réfléchir sur leur pratique de la scène. Ces textes rédigés et la transcription de l’entretien qui figurent dans ces pages donnent l’occasion d’interroger la fabrique d’une nouvelle approche de l’espace scénique, la question du jeune public et les enjeux de la représentation marionnettique aujourd’hui.


Cahier Recherche N°14

Défaire système – Système et poïésis artistique. Sous la direction de Jean-François ROBIC - ISBN 2-916058-30-3 - Université de Strasbourg (Faculté des arts / EA3402 Accra), 2009. Disponible à la vente, 8€.

Les textes réunis ici constituent l’ensemble des communications des doctorants en arts visuels de l’équipe d’accueil 3402, lors du séminaire doctoral 2007-2008 de l'axe de recherche « Espaces et pratiques de la reproductibilité ». Le thème du système nous paraissait évident dans le champ de la création artistique reproductible, mais aussi susceptible de certaines résistances et de polémiques propres à animer les séminaires, et au-delà. Entendant la reproductibilité selon trois axes essentiels (les machines et les processus, la reprise des modèles et des archétypes, le monde reproductible des médias), le système pouvait s’inscrire dans chacun de ces axes de façon polysémique et ouverte, exploitable dans chacun des champs de recherche des doctorants. Aussi, sans qu’il soit question de définir au préalable la notion, bien que chacun ait été contraint et soucieux de le faire, les textes qui constituent ce volume inscrivent des occurrences du système dans chaque projet de recherche personnel. En fin de compte, le système pouvait aussi être une ouverture, plutôt qu’un prétexte, pour la réflexion sur la reproductibilité dans les domaines artistiques les plus divers, ce qui n’était pas évident au premier abord.


Cahier Recherche N°15

Abstractions Post-abstraites – Peinture non nostalgique aujourd’hui. Stéphane MROCZKOWSKI - ISBN 2-916058-31-1 - Université de Strasbourg (Faculté des arts / EA3402 Accra), 2009. Disponible à la vente, 8€.

Où en est l’abstraction aujourd’hui, après le modernisme, après l’art citationnel des années 60 à 80 ? Depuis les années 90 et jusqu’à aujourd’hui, des pratiques de l’abstraction se développent. Elles ne sont ni idéalistes, ni teintées de modernisme, ni citationnelles, ni postmodernes, surtout pas nostalgiques. Ce texte analyse les travaux d’artistes comme Mark Napier, Icon Tada, David Diao, Peter Halley, John Armleder, Dan Walsh, Steven Parrino, Christopher Wool et d’autres. Des formes d’abstraction qui sont perméables à notre monde et qui en assument la violence, les réseaux, flux, écrans digitaux, logiciels et reproductibilité mécanisée. Une abstraction ouverte sur le monde, sur la ville, sur les sons, voire sur les images. L’auteur tente de définir les enjeux d’une pratique actuelle de l’abstraction en allant au plus près des processus de création ; mais aussi en étudiant les liens qui peuvent s’établir entre culture picturale et culture musicale contemporaines, ou entre peinture et design graphique. L’abstraction comme champ d’action ouvert.


Cahier Recherche N°16

Corps perdus, corps retrouvés – Brève analyse du rapport entre le corps, la société et l’art. Alexandra PIGNOL - ISBN 2-916058-32-X - Université de Strasbourg (Faculté des arts / EA3402 Accra), 2010. Disponible à la vente, 8€.

Quel est le rapport qu’entretient le danseur, le performeur, à son propre corps ? Que donne-t-il à voir à son public ? On a souvent parlé des avant-gardes « libératrices du corps » ; cet essai propose d’en questionner  les problématiques essentielles. Que veut dire libérer, aliéner, transgresser ? Qu’en est-il d’un corps affirmant sa liberté sans entraves (la « liberté du jouir » selon Sade, par exemple) ? Et que veut dire aussi « quadriller », standardiser, stéréotyper un corps (Foucault) ? A partir de là, on s’interrogera sur la transgression dans le champ de la danse et de la performance depuis la fin du dix-neuvième siècle. Ce que Vaslav Nijinski et Isadora Duncan tentent de redéfinir du corps dansé, soumis à une chorégraphie. Ce que Valeska Gert va danser du corps tabou : orgasmes et mises à mort. Ce qu’Anna Halprin va « performer » des gestes quotidiens, déplacés et décontextualisés. Et, plus récemment, ce que Israël Galvàn montre du corps imparfait du danseur, qui se transgresse autrement, atteignant ainsi, dans le geste, une perfection singulière. La question posée ici est donc la suivante : comment transgresser le corps en art sans forcement le tuer, l’aliéner ou aliéner le corps de l’autre ?


Cahier Recherche N°17

La venue des sculptures – Une oeuvre pour le tram, par Jean-Marie Krauth. Germain ROESZ - ISBN 2-916058-33-8 - Université de Strasbourg (Faculté des arts / EA3402 Accra), 2010. Disponible à le vente, 6,33€.

L'Avenue du Général de Gaulle à Strasbourg (quartier Esplanade) est le lieu d'une réalisation artistique de Jean-Marie Krauth accomplie pour la deuxième tranche du tramway. Le projet date de 1998. Aujourd'hui les habitants la dénomment souvent l'Avenue des Sculptures. Elle joue le rôle d'un Musée en plein air. Cet ouvrage analyse les tenants et aboutissants d'un travail qui a suscité en son temps de nombreuses réactions. Il est dans le même temps chronique d'une oeuvre et confrontation théorique des enjeux artistiques contemporains. Cette publication est la cinquième étude consacrée au thème de la commande publique dans le cadre des Cahiers Recherche. Elle fait notamment suite au Cahier Recherche N°1 et Cahier Recherche N°7 portant sur le programme d'accompagnement artistique des lignes A et B du tramway de Strasbourg.

Cahier Recherche N°18

Different mean(ing)s to an end. Eric LANIOL - ISBN 2-916058-34-6 - Université de Strasbourg (Faculté des arts / EA3402 Accra), 2010. Disponible à la vente, 6€.

Prenant prétexte de la thématique de l'axe de recherche "La mort dans l’art contemporain", l’idée de ce court texte est de s’autoriser la mise en scène d’une exposition virtuelle, dont les pièces actuelles choisies seraient comme autant d’acteurs virtuellement disponibles, de jalons permettant de multiplier les entrées : l’exercice mortifère du quotidien, la mort représentée par succession de dépôt(s), la relecture décalée d’une iconographie religieuse.


Cahier Recherche N°19

La Modernité paradoxale en architecture – Benjamin et la modernité. Alexandra PIGNOL - ISBN 2-916058-35-4 - Université de Strasbourg (Faculté des arts / EA3402 Accra), 2010. Disponible à la vente, 6€.

Le présent texte est une investigation des traces dans la ville, au moyen de déambulations erratiques, ou par le biais de traces photographiques furtives, quelquefois un peu floues, avec des ombres pleines de poésie... Mais qu'est-ce que la trace ? Les théories de Walter Banjamin à propos de la reproductibilité technique sont bien connues. D'autres aspects de son œuvre méritent par contre d'être analysés et explicités. C'est l'objet de cette brève étude à propos de la notion de trace chez Benjamin. La trace est une notion complexe et en même temps très simple : on peut parler des traces qu'on laisse dans un espace par l'usure. Ces traces peuvent être matérielles : une housse cousue sur mesure pour un objet domestique. Ou plus immatérielles : la trace d'une culture, d'une civilisation. Mais quel est le rôle, précisément de la trace  pour Benjamin dans l'architecture, la photographie et le cinéma ? Car Benjamin lui-même ne cesse de faire des liens entre architecture et photographie, entre photographie et cinéma.

Cahier Recherche N°20

Images communes de Gérard Colin-Thiébaut. Michel DEMANGE (à paraître).

Cahier Recherche N°21

Intermédialité : Partage et migrations artistiques. Sous la direction de Jean-François ROBIC - ISBN 2-916058-36-2 - Université de Strasbourg (Faculté des arts / EA3402 Accra), 2011. Disponible à la vente, 8€.

Depuis l’avènement des réseaux et la participation des artistes à cet univers, la reproductibilité artistique est soumise, en partie, à une transformation technologique et à une transformation de ses processus. Mais beaucoup d’œuvres d’art visuel n’ont pas attendu l’existence de ces techniques pour présenter une multiplicité de formes d’apparition ou d’exposition, niant ainsi l’idée même de formes « pures » : ni la peinture, ni la sculpture n’ont été si autonomes qu’on voudrait bien le faire croire et, dans les arts nés au 20ème siècle, à commencer par le cinéma ou la vidéo, la performance ou l’installation, aucun dispositif ne peut se targuer de ne devoir ses formes qu’à lui même. Que dire alors des formes qui se réclament d’emblée appartenir à différents domaines ? Migrant entre plusieurs médiums, ces œuvres existent souvent sous des formes ou des dispositifs qui n’ont plus d’identité certaine, paraissant être à la fois des images médiatiques, des peintures, des photographies, des images en mouvement, des spectacles. De plus, des thèmes, des esthétiques, des rhétoriques plastiques se répandent et migrent d’un art à l’autre, de la peinture au cinéma et vice versa, de la sculpture à la vidéo, de la photographie à la vidéo et inversement. Pour beaucoup d’artistes d’aujourd’hui, passer d’un médium à l’autre, mais aussi mixer les techniques et les univers plastiques devient chose courante, non seulement par les moyens mais aussi comme une méthodologie : penser l’art selon plusieurs points de vus simultanés, selon plusieurs supports concomitants. C’est ce que nous voulons nommer ici intermédialité.


Cahier Recherche N°22

Scène plastique. Sylvie VILLAUME - ISBN  2-916058-42-7 Université de Strasbourg (Faculté des arts / EA3402 Accra), 2011. Disponible à la vente, 8€.

Passer de l’exposition à la scène concentre la mise en public : plusieurs jours d’exposition se condensent en une heure. On peut voir une expo en deux minutes ou venir au vernissage pour palabrer sans voir, on ne peut échapper au temps imposé par la scène, sauf à s’enfuir. En passant de l’objet plastique à l’objet scénique (et vice-versa), l’œuvre se déploie, opère des variations maximales, étend ses recherches formelles. La scène se juxtapose à l’exposition jusqu’à devenir le même champ élargi. Entre l’expo et la scène : passage principal avec changement de machinerie et de voyageurs. Ce cahier est un « journal vocabulaire » se fondant sur les expériences plastiques et scéniques de Sylvie Villaume, suivi de commentaires de comparses.

Cahier Recherche N°23

Carré flottant sur fond – À propos d’une figure visuelle récurrente. Stéphane MROCZKOWSKI - ISBN 978-2-916058-44-3 - Université de Strasbourg (Faculté des arts / EA3402 Accra), 2012. Disponible à la vente, 6€.

Depuis les carrés de Malevitch et de Lissitzky jusqu’aux œuvres de net-art de Jodi, en passant par le monolithe de 2001, Odyssée de l’espace, de Kubrick, le carré flottant sur fond est une figure récurrente des arts visuels. Le carré comme forme archétypale (origine absolue ou au contraire forme aboutie de culture ?) est analysé tout au long de cet essai dans sa dimension d’apparition flottante, sur un fond souvent indéterminé, qui va du vide infini du cosmos au fond d’écran luminescent de l’ordinateur…  Vision mystique ? Jeu sur la dimension reproductible du carré ? Il s’agit plutôt d’un questionnement sur l’espace des images et sur un dispositif bien connu : une figure sur fond.


Cahier Recherche N°24

Figures de l’éphémère – Sur la dimension de memento mori de la photographie. Anne IMMELÉ - ISBN 978-2-916058-45-0 - Université de Strasbourg (Faculté des arts / EA3402 Accra), 2012. Disponible à la vente, 6€.

Nombre de photographes retranscrivent la vie dans son ordinaire poétique, dans ses plus minces détails et instants. Ces captations de la vie sont habitées par la question de la mort, qui se manifeste sous une forme résurgente de la tradition du Memento Mori. La photographie approche le Memento Mori par deux esthétiques, celle de l’immobilité vive et celle de l’instant qui n’en finit pas. Deux esthétiques, deux rapports à la captation du temps, toutes deux liées à la représentation de l’éphémère et du périssable.


Cahier Recherche N°25

La Fonction structurante du timbre dans les Préludes pour piano de Debussy. Benjamin LASSAUZET - ISBN 978-2-916058-53-5 - Université de Strasbourg (Faculté des arts / EA3402 Accra), 2014. Disponible à la vente, 8€.

La musique de Claude Debussy est souvent qualifiée d’impalpable, d’ineffable, voire « d’inanalysable ». Si Debussy inquiète les analystes, c’est parce que face à son œuvre les systèmes de référence traditionnels perdent de leur pertinence et de leur efficacité. En effet, Debussy marque une étape essentielle dans l’évolution du rapport entre le compositeur et les valeurs timbrales de ses œuvres. Parallèlement, dans ses œuvres, la forme pose souvent problème : il rejette de manière quasi systématique toute référence à un quelconque dispositif formel préétabli, à des conventions d’usage dans l’écriture. Partant de ce constat, l’objectifs de cet ouvrage est donc de proposer une analyse fonctionnelle de la sonorité dans la musique de Debussy, centrée sur ses deux livres de Préludes pour piano, véritables laboratoires de recherche timbrale pour le compositeur.


Cahier Recherche N°26

Le corps parodique – La figure de Mao Zé-Dong. Hé HAI - ISBN 978-2-916058-49-8 - Université de Strasbourg (Faculté des arts / EA3402 Accra), 2013. Disponible à la vente, 8€.

De la fin de la Révolution Culturelle à nos jours, l’art contemporain chinois est passé par un processus trentenaire pendant lequel la société chinoise a connu de grands changements. Dans le processus artistique contemporain chinois, le corps a sans aucun doute joué un rôle important. De ce point de vue, cet essai cherche la logique du corps dans le développement de l’art contemporain chinois et tente de comprendre comment les artistes chinois intègrent leur art individuel à l’espace social. Se fondant sur la théorie du carnaval, de Mikhaïl Bakhtine (1895-1975), Hé Haï prend pour exemple la travail de la parodie accompli sur le corps de Mao Zé-Dong, dirigeant historique et mythique de la révolution chinoise et de la République Populaire de Chine. Il propose ainsi un écho aux usages que les artistes occidentaux ont pu faire de la même figure au travers des différentes pratiques de l’image en art depuis le Pop Art. Il rend compte ici de cette effervescence joyeuse, grinçante et dérisoire qui ne dura pourtant que le temps de liquider, pour ces acteurs de l’art contemporain, cette embarrassante figure tutélaire…


Cahier Recherche N°27

Marc FERRANTE - Jeux de mains... Radioscopie d’une recherche.  Sous la direction de Germain ROESZ. Textes de David Le Breton, Marc Ferrante, Martial Guédron, Germain Roesz -  ISBN  978-2-916058-56-6- Université de Strasbourg (Faculté des arts / EA3402 Accra), 2014. Disponible à la vente, 10€.

Cet ouvrage interroge la pratique artistique de Marc Ferrante. La radiographie est pour lui comme un miroir noir : c’est un instrument d’observation qui produit du dissemblable (en négatif) et qui permet d’explorer les limites de la vision et du regard. Cela explique que la radiographie soit équivoque pour le patient : même si elle le confronte à sa fragilité et à sa mortalité, il ne s’y reconnaît pourtant pas, malgré l’enjeu qu’elle semble représenter pour le malade qu’il va peut-être devenir. Il semble donc intéressant, pour Marc Ferrante, de confronter le scientifique ou le médical avec ce qui l’excède, c’est à dire avec la mort, le poétique ou avec d’autres modes d’expression… et pourquoi pas, l’humour.


Cahier Recherche N°28

Ilse Teipelke : L’exposition comme oeuvre_Hôtel Sehnsucht. Ute DAHMEN, Germain ROESZ - ISBN 978-2-916058-56-6 - Université de Strasbourg (Faculté des arts / EA3402 Accra), 2014. Disponible à la vente, 16€.

Ce livre questionne l’œuvre de l’artiste allemande Ilse Teipelke à partir d’une exposition Hôtel Sehnsucht réalisée en  2013. Cette exposition est, dans le même temps, une mise en perspective historique de son œuvre et une proposition alternative au plan politique et esthétique. Un ancien collège désaffecté à Kehl. L’artiste investit le bâtiment avec des œuvres récentes et anciennes entièrement contextualisées à l’espace. Une œuvre se déploie ici tant dans sa temporalité historique, esthétique, écologique et dans l’engagement sur le plan des luttes féministes. Le texte d’Ute Dahmen vient comme une ouverture, une présentation du parcours de l’artiste et de la déambulation dans l’exposition. Le texte de Germain Roesz creuse la notion d’œuvre chez Ilse Teipelke au travers de l’accrochage in-situ, des correspondances entre les salles, les objets, et montre comment (tant au plan poïétique, qu’esthétique) l’œuvre déroule ses visées, ses partis pris.


Cahier Recherche N°29

Cahier Recherche - La forêt sans feuilles d'Abbas Kiarostami

La forêt sans feuilles d’Abbas Kiarostami – Poétique de l’arbre et de la mort dans le champ de l’art contemporain et du cinéma. Thibault Honoré - ISBN 978-2-916058-60-3 - Université de Strasbourg (Faculté des arts / EA3402 Accra), 2016. Disponible à la vente, 8€.

L’arbre est un motif consubstantiel à l’œuvre du cinéaste iranien Abbas Kiarostami. Cette étude en décrit le déploiement iconographique et métaphorique dans les différents opus du réalisateur et, principalement, au regard de son installation : La Forêt sans feuilles (2004-2007). L’analyse des lisières multiples de cette œuvre est également l’occasion de rappeler l’étonnante récurrence de l’arbre dans les champs de l’art contemporain (Morris, Smithson, Penone, Baselitz, Rodney Graham) comme dans celui des œuvres cinématographiques (Erice, Visconti, Antonioni, Kurosawa, Tarkovski). Il ressort de ce voisinage une prédilection manifeste pour la part symbolique la plus obscure de cette figure, dont on explore ici les diverses occurrences traumatiques et dont les représentations articulent une poétique de la mort.

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Cahier Recherche N°30

In Situ, Enjeux Actuels. Sous la direction de Katrin GATTINGER, Thibault HONORÉ, Sandrine ISRAËL-JOST. Université de Strasbourg (Faculté des arts /EA3402 Accra), 2017. Disponible à la vente, 8€.Couverture CR30

Les textes présentés dans cette publication interrogent l’investissement de la notion d’In situ par les pratiques artistiques actuelles, questionnent sa fécondité et ses limites théoriques et pratiques. Comment aujourd’hui les artistes occupent-ils et révèlent-ils les spécificités des lieux ? Comment s’approprient-ils ou font-ils évoluer les définitions de l’In situ ? Les propositions artistiques de ce registre ont-elles
connu une réorientation dès lors que de nouveaux rapports à l’ici-et-maintenant s’installent, notamment via internet et la mondialisation ? Comment ces oeuvres d’une « mobilité nulle », inséparables de leur lieu, sont pensées dans un contexte où la notion de lieu est de plus en plus interrogée et la mobilité impérative ? Les textes de Sandrine Israel-Jost, Cyrille Bret, Thibault Honoré, Lise Lerichomme, Daniel Payot, et un dialogue entre Bernard Goy et Judith Deschamps, convoquent ici les oeuvres de Matthew Biederman et Marko Peljhan, Trisha Brown, Daniel Buren, Judith Deschamps, Francis Cape, Janet Cardiff et George Bures Miller, Daphné Navarre et Robert Smithson.

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