Exposition "Passage Micropoésie d’instant"

"Passage Micropoésie d’instant" prend naissance dans une expérience simple : marcher. Ici, la marche devient une manière d’habiter le monde, d’éprouver une présence et de construire une attention au fil du trajet.

14 16 avril 2026
10h 16h
Salle 27, Palais universitaire

Les étudiant·es en deuxième année du master en Arts plastique : recherche et pratique situées de l’Université de Strasbourg ont le plaisir de vous convier à l’exposition Passage Micropoésie d’instant du 14 avril au 16 avril à partir de 10h à la salle 27 du Palais Universitaires (4 Rue Blaise Pascal, 67081 Strasbourg).

 

Passage Micropoésie d’instant prend naissance dans une expérience simple : marcher. Ici, la marche devient une manière d’habiter le monde, d’éprouver une présence et de construire une attention au fil du trajet.

 

Au cours de ces déambulations, quelque chose émerge. Des micro-instants, tel qu’un détail, une matière, un geste involontaire, une rencontre fugace avec l’environnement. Ces éléments, souvent insignifiants, parfois discrets, retiennent le regard et donnent à la marche une densité singulière. Ces instants laissent des traces. Elles prennent forme via des fragments d’images instables, des éléments hors contexte, des formes incomplètes. Elles apparaissent comme des micro-accroches, des présences qui continuent de résonner et d’exister. Comme un souffle, impossible à saisir entièrement.

 

L’exposition accueille ces marches en liant une multiplicité de fragments d’images, d’objets, de surfaces, d’impressions. Mis bout à bout, ces éléments composent un environnement discontinu, fait de restes, de traces et de gestes. Plus qu’un espace d’observation, l’exposition souhaite devenir un espace de passage. Le public y est invité à circuler, à marcher, à révéler à son tour des marques. Certaines œuvres enregistrent, captent ou transforment ces passages. D’autres se modifient au fil du temps. Les traces des visiteurs viennent alors rejoindre celles des artistes, prolongeant le processus initial.

 

Ce qui se crée progressivement est un espace vivant, une stratification de traces, en transformation continue. Un lieu où différentes expériences de la marche, autant celles des artistes, que celles du public, se croisent, se superposent et se répondent. L’exposition devient ainsi une accumulation de témoins sensibles d’une absence, jamais totalement saisissables. Une tentative de rendre perceptible par les sens ce qui traverse nos déplacements, notre propre corporéité et qui d'ordinaire s'échappe, ces micro-instants qui, sans raison précise, restent parfois en mémoire.

 

Amicalement,

Les étudiant·es de deuxième du master Arts plastiques : recherche et pratique situées.

Helena Prellion, Adèle Spielberger, Nils Chardel, Tom Mousin.