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Colloques et journées d'étude

Journée d'étude "Scènes contemporaines, émotions contemporaines" (4 mai 2016)

Note d'intention

Qu’en est-il des émotions sur la scène moderne et contemporaine ?
Plutôt que d’apporter une réponse ferme à cette question très vaste, il s’agirait lors de cette journée d’étude de cibler les enjeux (tant poétiques que politiques) d’une telle question en s’attachant non à l’étude de la réception de certaines pièces (Quelles émotions éprouvons-nous ?) mais à l’étude d’œuvres et de discours d’artistes (Comment ces émotions nous sont-elles fait éprouver ?) engageant, à l’instar de Wajdi Mouawad, Lars Norén ou encore Sarah Kane, ce motif émotif dans le champ contemporain.

Programme

Photos

Direction scientifique

Aude Astier, Sylvain Diaz, Geneviève Jolly (Université de Strasbourg)

Comité d'organisation

EA 3402 Approches Contemporaines de la Création et de la Réflexion Artistiques (A.C.C.R.A.)


Colloque "À l'écoute des écritures théâtrales depuis 2000 – Poétiques et condition d'émergence" (13-15 avril 2015)

Note d'intention

Après un volet arrageois principalement centré sur des enjeux poétiques, le volet strasbourgeois du colloque À l’écoute des écritures théâtrales depuis 2000 sera dévolu à l’étude des conditions d’émergence de ces nouvelles écritures dramatiques.

Quels dispositifs (commande, résidence, etc.), quelles structures (comité de lecture, associations, etc.), quelles figures (metteur en scène, traducteur, éditeur, etc.) accompagnent les auteurs dans la production de leur œuvre ? Il s’agira notamment d’interroger l’enjeu poétique et politique – « poélitique », dirait Enzo Cormann – de ces processus, et ce en alternant perspective régionale, nationale et internationale.

Au cours des trois journées de ce colloque, il s’agira donc d’explorer la « Condition de l’auteur moderne », et ce en croisant les paroles tant d’universitaires (de jeunes chercheurs mais aussi des chercheurs confirmés, reconnus sur les plans national et international) que de professionnels et d’artistes, particulièrement d’auteurs. L’engagement d’une part de l’E.N.S.A.T.T., d’autre part du T.N.S. et du T.A.P.S. dans ce projet de colloque permettra en effet la présence de nombreux écrivains de théâtre de générations différentes

 

Programme

Photos

Direction scientifique

Sylvain Diaz (université de Strasbourg) et Sandrine Le Pors (université d’Artois)

Comité d’organisation

EA 3402 ACCRA – « Approches Contemporaines de la Création et de la Réflexion Artistiques » de l’université de Strasbourg

et EA4028 « Textes et Cultures » – Équipe « Praxis et esthétique des arts » de l’université d’Artois.

Comité scientifique

  • Chatel, Jonathan, metteur en scène, directeur du Centre d’études Théâtrales de Louvain-la-Neuve (Belgique) ;
  • Danan, Joseph, auteur de théâtre, dramaturge et PR, Université Paris III – Sorbonne nouvelle ;
  • Diaz, Sylvain, MCF, Université de Strasbourg ;
  • Fergombé, Amos, PR, directeur du département des arts du spectacle de l’Université d’Artois ;
  • Guay, Hervé, Université du Québec à Trois-Rivières (Canada) ;
  • Jolly, Geneviève, PR, Université de Strasbourg ;
  • Le Pors, Sandrine, dramaturge et MCF, Université d’Artois ;
  • Losco-Lena, Mireille, PR, École Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre, Lyon ;
  • Moreira da Silva, Alexandra, traductrice et MCF, Université Paris III – Sorbonne nouvelle.

Colloque "Texte et performance : au croisement des arts visuels et des arts du spectacle" (01-03 octobre 2014)

Note d'intention

Dès l’émergence de la performance artistique contemporaine, à la fin des années 1950, les performeurs ont identifié le théâtre comme une pratique dont il fallait absolument se démarquer, et ce, notamment en raison d’un textocentrisme dont il commençait pourtant à se dégager. On estime le plus souvent que la performance a cherché à s’émanciper du langage, et plus généralement de toutes les formes de notations ou d’inscriptions textuelles, pour préférer la possibilité d’une communication corporelle et « non-linguistique » et d’une présence autoréférentielle.


Aujourd’hui, pourtant, les frontières entre théâtre et performance se font de plus en plus poreuses, et les échanges de plus en plus nombreux. Le modèle de la performance semble en effet se faire jour dans de nombreuses productions théâtrales contemporaines, ainsi qu’a pu le noter Joseph Danan dans son récent ouvrage Entre théâtre et performance : la question du texte (2013) : mise en jeu de la présence et de la dimension visuelle, émancipation du texte, déplacement hors du cube scénique… La performance semble aujourd’hui permettre au théâtre d’inventer d’autres modes de production opérale, sur les plans tant spectaculaire que dramaturgique. De son côté, la performance contemporaine n’est pas sans faire signe vers le théâtre, réinvestissant le texte – sous ses multiples formes – avec lequel elle voulait initialement rompre : on ne compte plus les conférences performées ou les performances s’inspirant de cadres où le texte joue un rôle central, comme le one-man show ou la visite guidée.


À partir de ce constat, le colloque « Texte et performance : au croisement des arts visuels et des arts du spectacle » souhaite réinterroger le rapport entre performance théâtrale et performance visuelle depuis les années 1960, en partant de la question du texte – entendu au sens large de « production écrite », qu’elle soit éditée ou manuscrite.

Programme

Photos

Direction scientifique

Janig Begoc, Sylvain Diaz, Nicolas Fourgeaud, Cristina Oñoro et Isabelle Reck

Comité d'organisation

EA 4376 – Culture et histoire dans l'espace roman (CHER)

et EA 3402 – Approches Contemporaines de la Création et de la Réflexion Artistiques (ACCRA)

et l'Université de Strasbourg et la Haute École des Arts du Rhin (HEAR)

 

dans le cadre des programmes IDEX 2013-2015 et "Hybris et catastrophe : les arts de la scène XXe-XXIe siècles face à la crise"

Programme (2013-2016) soutenu par la Maison Inter-universitaire des Sciences de l'Homme – Alsace (MISHA)


Colloque "Penser le spectateur" (28-30 mars 2012)

Note d'intention

Deux écueils principaux cernent le projet de « penser le spectateur » : d’une part, le postulat d’une pratique toujours singulière qui décourage d’emblée toute analyse (« à chaque spectateur son spectacle », « les voies de la réception sont impénétrables ») ; d’autre part, l’élaboration d’un Hyperspectateur indifférent à la multiplicité des facteurs qui déterminent ses interprétations et ses affects, ses élaborations et ses errances (un spectateur réduit à la figure hypostasiée d’un pur destinataire, surface de projection conceptuelle modelée – et modelable – selon sa volonté et son désir).

En interrogeant quelques-unes des présuppositions qui irriguent les débats sur l’art et ses pouvoirs, les réflexions réunies par Jacques Rancière dans Le Spectateur émancipé fournissent des outils pour nous prémunir contre le second de ces écueils. Qu’y soient considérées la tradition de défiance exprimée depuis Platon vis-à-vis du théâtre ou les entreprises plus récentes pour en promouvoir la mission critique, c’est toute approche causaliste du champ esthétique qui se trouve ici contestée, soit la distribution inégalitaire des rôles qu’elle requiert pour faire valoir les effets – nocifs ou libérateurs – de l’art sur le spectateur et la ligne droite, descendante, unique, qu’elle trace entre l’un et l’autre.

S’il faut prendre acte des résistances que les pratiques spectatrices opposent de fait au calcul des intentions, s’il convient tout autant de veiller à ce que ces résistances nous disent des processus complexes d’appropriation que masque le terme de réception, le postulat offensif d’un « spectateur émancipé » ouvre toutefois sur un champ vertigineux de questionnements qui n’est pas sans nous rapprocher du premier écueil mentionné : que peut encore la pensée, celle de l’artiste comme celle du commentateur, une fois reconnue, légitimement, à chaque spectateur la capacité de construire sa propre trajectoire à partir d’une œuvre donnée ? que pouvons-nous encore penser du théâtre et de ses pouvoirs, dès lors que l’on accepte que l’essentiel de l’activité spectatrice se déploie indépendamment de la représentation, au gré des associations de chacun ?

Programme

Direction scientifique

Olivier Neveux et Armelle Talbot (Université de Strasbourg)

Comité d'organisation

Université de Strasbourg / UFR des Arts

EA 3402 « Approches contemporaines de la création et de la réflexion artistiques »

Théâtre National de Strasbourg

Équipes et structures partenaires

EA 4414 « Histoire des arts et des représentations » (Université Paris Ouest Nanterre La Défense)

Institut Universitaire de France

Cinéma Star Saint-Exupéry

Publication

Les actes de ce colloque ont été publiés en 2013 dans le numéro 208 de la revue Théâtre/Public.

Actes du colloque "Penser le spectateur" publié par la revue Théâtre/Public